Je suis nĂ©e Ă Paris en 1978. Enfance heureuse et studieuse avenue Victor Hugo. Etudes Ă Gerson et Janson-de-Sailly. Tout me prĂ©disposait Ă un parcours classique. Droit Ă Assas. DEA en Droit public et Droit de l'environnement. Grand sĂ©rieux et rĂ©ussite, amours joyeuses mais dĂ©connexion et tristesse indicible.Â
Mon père m'avait offert un soir Dialogues avec l'ange. Il s'était dit que c'était pour moi. Je n'avais pas trop compris sur le moment.
Fin 2000 le tĂ©lĂ©film "La bicyclette bleue" avec Laetitia Casta. Film non traumatisant en la forme et pourtant la scène de Jean-Claude Brialy qui s'Ă©loigne dans le camion me marque Ă jamais. Un rĂ©veil, un rappel sĂ»rement. A partir de lĂ je me mets Ă voir, Ă entendre. Des voyages dans le temps et dans l'espace. Et pourtant je ne comprends pas ce qui m'arrive. Ma mère qui a pourtant lu des livres sur le corps astral et le corps Ă©thĂ©rique ne comprend pas non plus. Elle me recommande mĂŞme d'aller voir nos amis psychiatres. Je suis dĂ©semparĂ©e et poursuis mes Ă©tudes de droit. Puis Ă partir de 2003 tout s'accĂ©lère.. les rencontres, les signes, un voyage au Mexique jusqu'Ă ce moment-clef : une rencontre avec un mĂ©dium en dĂ©cembre 2005. Ce mĂ©dium me dit que je suis mĂ©dium. Il me montre que je le suis depuis toujours mais que je ne m'en Ă©tais pas rendue compte. C'est vrai que petite je ressentais avec intensitĂ© des ambiances autour des lieux, des personnes et surtout je voyais si souvent ces plans colorĂ©s multidimensionnels Ă l'infini. Quand j'ai entendu que j'Ă©tais mĂ©dium cela m'est apparu comme une Ă©vidence. Quelques semaines plus tard ce fut l'Ă©criture intuitive. Les messages qui ne s'arrĂŞtaient plus. J'ai terminĂ© mon DEA mais dĂ©cidĂ© que je me consacrerai entièrement Ă l'Ă©criture et Ă ce chemin.Â
Depuis près de vingt ans je reçois ces messages. Chaque rendez-vous est un voyage au cœur de l'intime. J'ai fait des rencontres merveilleuses.
Pendant toutes ces années, ces rencontres se sont faites naturellement par le bouche-à -oreille.. Puis, il y a deux ans, j'ai perdu mes parents. Leur mort soudaine à deux mois d'intervalle a été un déclic.
Ne plus laisser la vie couler en se disant qu'on aura le temps, après.Â
Etre soi, pleinement. Le dire et le montrer, partager..
Le dire et le vivre..
Si vous souhaitez m'Ă©crire, je vous invite Ă me contacter Ă l'adresse suivante : [email protected]Â
Une version plus longue et ma première expérience d'écriture intuitive
Tout ceci a commencé exactement il y a vingt ans, le 29 décembre 2005.
Je n’avais jamais vraiment écrit auparavant. Rien de plus banal qu’une vie d’étudiante où l’on se cherche et où l’on espère ardemment que l’évidence viendra nous trouver. Tout allait bien et pourtant une joie comme envolée jusqu’à ce que cette écriture-là me trouve et que je me découvre autrement, ou plutôt, que je me retrouve.
Tout ce que j’avais cru vouloir construire me paraissait vain. Et c’est alors qu’a commencé à s’éclairer le chemin.
Des intuitions, que depuis mon enfance j’appelais ambiances, devenaient de plus en plus fines. Une sensation intime d’être entourée, protégée. Une inexplicable impression que je ne pouvais décrire autrement que par la joie intérieure retrouvée, alors que rien n’avait changé. Une époque où je prolongeais des études, du droit à n’en plus finir, jusqu’à un énième DEA. C’est au cours de cette année-là que tout commença.
Des rencontres - des clins d’œil ou synchronicités que sur le moment je n’interprétais pas comme tels – me firent avancer sur un chemin qui m’était inconnu mais que j’allais découvrir avec gratitude et émerveillement. Toutes ces personnes rencontrées comme autant d’anges incarnés. Il y eut cette inconnue qui, dans le dédale des escaliers de sa demeure moyenâgeuse du XVème siècle, me dit à l’oreille sans que je ne lui aie rien demandé que je serais amenée à faire la même chose qu’elle. Je restai interdite ne sachant absolument pas de quoi elle voulait bien parler. Ce message chuchoté comme un secret des profondeurs, je n’en comprendrais l’essence que bien plus tard.
A partir de ce moment-là , tout s’enchaîna comme par enchantement. S’en suivirent des lectures, une prise de conscience inouïe lorsque je posai le pied sur les pyramides de Tehotiuacan, une certitude quant au bien-fondé des choses et une évidence quant à la justesse du chemin.
Ces découvertes, je les vivais intellectuellement mais surtout je constatais avec bonheur à quel point tout m’apparaissait clairement. Tout prenait sens en la joie des choses. Je comprenais enfin ce que ma douce maman me disait depuis mon plus jeune âge. « En chaque journée, tu as une vie tout entière.»
La vie se continuait, le DEA en droit de l’environnement avançait, la thèse et l’avocature se profilaient. Cette année-là , un ange-ami, Stephan, lui aussi rencontré comme pour me guider sur le chemin, insistait pour que j’aille consulter un médium qu’il me recommandait. Je m’y refusai, lui rétorquant que je n’en voyais pas l’utilité. Comme il persistait, j’allai rencontrer ce vieux monsieur qui me dit dès les trois premières minutes que j’allais écrire, que j’avais de belles choses à écrire, pas seulement pour moi mais pour les autres et que pour cela il allait falloir affûter ma plume. Pensant à ce moment-là au barreau et au sujet de thèse qui m’inspirait alors je ne m’étonnais guère de ce qu’il me racontait là . Il se mit à me parler de toute autre chose et quand je lui reparlai du barreau il s’énerva presque en évoquant cette fois-ci précisément mes dons qu’il qualifiait de paranormaux.
« Vous êtes médium, quoi ! Vous le savez, n’est-ce pas ? »
Non, je ne le savais pas mais j’entendis cela comme une évidence, une certitude révélée.
Je ne me posais absolument pas la question de savoir comment cela allait pouvoir venir à moi. Je savais que j’accueillerais ce qui viendrait, de la même façon que je m’étais toujours sentie guidée, sans l’avoir demandé.
« Mais passez le barreau si vous le souhaitez. On peut toujours de bien des façons être d’une aide aux autres. » me dit-il d’un ton rieur.
Il se proposait de me montrer que ce don était là , déjà . Cela se passa ainsi : il écrivait des noms de personnes qu’il connaissait sur un bout de papier, me demandait de mettre mes mains au-dessus de ce bout de papier et de dire ce que je voyais ou ressentais.
Sans en comprendre le sens logique, je me mettais alors comme en récitation d’un poème que j’aurais connu par cœur, à évoquer la vie et les émois de cette personne que je ne connaissais pas. Il me faisait m’arrêter, disait-il, pour ne pas trop me fatiguer.
Et puis un jour, dans le calme serein de ma chambre, moi qui ne m’étais jamais laissée aller à une quelconque expérimentation en la matière, une idée m’interpella. Si j’étais capable d’entrevoir la vie des gens en écrivant leur nom sur un bout de papier, qu’en serait-il si j’écrivais mon propre nom sur un bout de papier ?
J’avais depuis toujours pour habitude d’allumer des bougies. Ce jour-là , un 13 février, en une appréhension mêlée d’excitation, dans la pénombre des rideaux tirés, une bougie je n’en allumai qu’une seule et en un recueillement posé, inspiré, je me mis à écrire à l’encre noire mon nom sur le papier blanc. Les lettres majuscules se détachaient comme autant de mystères.
Je ne savais ce qui se passerait, je n’attendais rien, je vivais l’instant.
Une bougie sur le bureau de la chambre et soudain, l’indicible présence. Un besoin irrépressible d’écrire ce que j’entendais dans ma tête comme lorsqu’au lycée j’étais inspirée par la dissertation et que je notais frénétiquement sur le brouillon les idées qui me venaient.
Là ce fut la même chose. Rien d’anormal si ce n’est que je me suis mise à écrire des centaines et des centaines de pages. Ces mots-là , c’est moi qui les écrivais et pourtant ils venaient d’une autre couleur, d’un autre ciel.
Une inspiration guidée. Une guidance inspirée.
Depuis ce fameux 13 février, des centaines de bougies m’ont elles aussi accompagnée et l’écriture n’a jamais cessé.
Jamais je n’ai vraiment souhaité parler de cette expérience qui relevait plus pour moi de l’intime que d’autre chose.
Les rencontres et les clins d’œil se sont poursuivis jusqu’au jour où un ami me demanda s’il pouvait parler de mes écritures autour de lui.
Les mots chuchotés par la vieille dame de la maison moyenâgeuse prenaient là tout leur sens.
J’avais appris entre-temps que cette femme pratiquait ce que l’on nomme communément dans le milieu « l’écriture intuitive » mais à l’époque, n’y connaissant rien, je n’y avais guère prêté attention.
Cette activité de médium au sens propre du terme, ce rôle d’intermédiaire, de passeur, de transmetteur – j’allais l’exercer au travers de cette écriture intuitive.
J’acceptais le chemin en une joie inouïe.
« Vous allez écrire.
Vous allez écrire. »
Je me rendais compte là aussi que les mots du vieux monsieur ne concernaient à l’époque en rien ma formation juridique et que j’allais bien à un moment donné écrire et comme il le disait si joliment tutoyer le ciel.
Il ne fut néanmoins pas facile au départ, indépendamment de la joie indicible que cela me procurait d’écrire, de me présenter et de définir ce que je vivais. J’écris, disais-je simplement.
En novembre 2006 j’entendis Ă la radio une Ă©mission consacrĂ©e Ă Robert Laffont. Il y Ă©voquait sa collection « Les Ă©nigmes de l’Univers » et redisait combien ces questions spirituelles et universelles lui avaient toujours tenu Ă cĹ“ur. Je me sentais si proche de sa pensĂ©e et de la façon dont il envisageait les choses. J’avais un message Ă lui transmettre, me disaient mes inspirations du ciel. Je lui Ă©crivis donc. Nous nous sommes rencontrĂ©s et pendant de longues heures, de si nombreux dĂ©jeuners et Ă©changes, nous avons discutĂ©, lui me racontant sa formidable Ă©popĂ©e, moi lui racontant mon nouveau regard sur le monde.Â
Cette rencontre avec Robert Laffont m’a beaucoup aidée à lutter contre l’angoisse inconsciente du jugement des autres. Cet homme-là , intelligent, brillant, généreux et donc curieux de tout, avait pris le parti, quitte à s’attirer les critiques de certains confrères, de publier des ouvrages en marge. Il avait osé.
« Sois toi-mĂŞme » me disait-il. « Ose ĂŞtre toi-mĂŞme. »Â
À cette époque, je n’étais pas encore prête à me montrer. Il m’avait même proposé que nous écrivions un livre ensemble. Je n’ai pas su lui dire oui. Je n’étais pas encore capable d’assumer pleinement ce que je portais.
Il m’aura fallu du temps. Mais ses mots sont restés.
Cette rencontre aura été pour moi une bénédiction, un véritable cadeau du ciel.
Tout cela m'a changĂ© la vie. Cela a Ă©galement changĂ© la vie de tant de personnes que j'ai Ă©tĂ© amenĂ©e Ă rencontrer. Cela fera bientĂ´t vingt ans.Â
Tout comme des pages s’étaient écrites en ce 13 février lorsque j’avais écrit mon propre nom sur le papier, de la même façon, dans un émerveillement toujours renouvelé, j’écris aujourd’hui sur des bouts de papier le nom de celles et ceux qui souhaitent me rencontrer. Les pages, alors, intuitivement s’écrivent lorsque je prépare ces rendez-vous.
Une expérience magique, bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer.
Si vous souhaitez m'écrire, je vous invite à me contacter à l'adresse suivante : [email protected]
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